
Pour les centres commerciaux, la décision des députés et des sénateurs de les retirer de la liste des acteurs concernés par la loi sur l’extension du pass sanitaire peut être perçue comme une bonne nouvelle qui devrait les soulager d’un poids majeur. Seulement voilà, la crainte persiste auprès d’une bonne partie de ces opérateurs suite à un amendement imposant ce pass sous condition d’évolution de l’épidémie.
En France, nombreux sont les dispositifs mis en place pour accompagner la réouverture comme ce fut le cas pour la mesure rendant obligatoire le contrôle du pass sanitaire pour la filière restauration, commerce ou transport. Une décision qui a bien fait de semer l’inquiétude auprès des acteurs concernés y découvrant un nouvel obstacle à la reprise de leur activité.
Pour rectifier le tir, les deux chambres du Parlement ont ainsi décidé que les centres commerciaux en seront exemptés. Du moins, pour certains d’entre eux pour ainsi dire que pour ceux qui seront exclus de la liste, la crainte est encore à son apogée.
Certains sont exemptés, d’autres non
Face aux inquiétudes des centres commerciaux quant aux impacts négatifs de l’extension du pass sanitaire sur leur filière, les deux chambres du parlement ont profité d’une commission mixte paritaire pour décider que ces acteurs en seront exemptés. Une décision saluée d’ailleurs par Gontran Thüring y découvrant :
Une mesure qui épargne les plus petits centres.
Gontran Thüring
Mais en tant que membre du CNCC (Conseil national des centres commerciaux), cet homme est aussi bien placé pour dire que :
Il subsiste un caractère inéquitable, puisque seuls les centres commerciaux sont concernés par le pass sanitaire et pas les autres formes de commerce.
Gontran Thüring
À cela s’ajoute un amendement précisant que si la situation pandémique l’exige et sur décision préfectorale, certains centres seront forcés de contrôler le pass sanitaire de leurs clients. Une mesure qui touchera principalement les structures de plus de 20 000 m² selon M. Thüring ajoutant que :
Nous attendons les décrets d’application pour savoir exactement quels seront les critères épidémiologiques qui justifieront de telles dérogations dans un département donné.
Gontran Thüring
Les craintes persistent
Selon Gontran Thüring, cet amendement n’est pas pour soulager les craintes auprès des centres commerciaux qui pourraient être concernés y découvrant un frein pour la relance en précisant que :
Cette mesure va perdurer au-delà du mois d’août, à la rentrée, qui est une période de forte activité pour les centres commerciaux.
Gontran Thüring
Ainsi, ce responsable estime que face à cette éventualité, la baisse d’activité sera bien au rendez-vous pour deux raisons précises :
- Moins de la moitié de la population est aujourd’hui complètement vaccinée ;
- Une bonne partie des individus vaccinés risquent d’écarter les centres commerciaux de leur liste pour éviter l’embarras d’être contrôlés.
À cela s’ajoute une nouvelle source de dépenses engendrant un besoin de trésorerie conséquent selon ce membre du CNCC pensant principalement à la mise en place des structures de contrôle et au recrutement de personnels qui devraient assumer cette responsabilité. À ce responsable d’illustrer en s’exprimant en ces termes :
Il va falloir trouver très rapidement du personnel pour contrôler les clients et cela va induire un surcoût. Dans un centre commercial comme le Forum des Halles à Paris par exemple, il y a quinze entrées à surveiller !
Gontran Thüring