
Depuis l’apparition du coronavirus, force est de constater que chaque région a mis sur pieds des dispositifs spécifiques destinés à soutenir les étudiants pour les aider à faire face à la crise dans les meilleures conditions. La partie sud de la France n’est pas en reste en faisant allusion à l’ex-PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur).
Dans un rapport récent, l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE) a fait savoir que depuis le début de la crise, un tiers des étudiants français sont en proie à des difficultés financières si d’autres déclarent ne pas manger à leur faim ou présentant des signes de détresse psychologique.
Tout cela pour dire que, malgré le dispositif de chômage partiel et les aides familiales ou institutionnelles, ces derniers sont de plus en plus nombreux à se trouver dans une situation de précarité.
Ce qui explique le choix des régions à leur accorder une attention particulière à travers la mise en place de mesures spécifiques comme pour le cas de la région Sud à travers ses dispositifs financiers pour l'embauche et ses aides pour l’amélioration de la santé des jeunes de sa juridiction.
L’accès à l’emploi favorisé
Pour la région Sud, l’aide aux étudiants passe principalement à travers des mesures de soutien destinées à permettre à ces derniers de surmonter les difficultés financières et de faire face à leur besoin de trésorerie. Pour s’en convaincre, il suffit de porter un regard sur les dispositifs mis en place par la collectivité visant essentiellement à favoriser l’accès à l’emploi pour les jeunes auprès des entreprises et associations de sa juridiction.
Dans ce sens, l’on pourrait prendre en exemple l’aide financière de 600 à 1 800 euros accordée à chaque structure ou organisme faisant le choix d’embaucher un étudiant boursier pour un job étudiant d’au moins 10 heures par mois.
L’on peut également énumérer la prime de 200 euros par mois dédiée aux employeurs pour les encourager à intégrer dans leur stratégie des stages rémunérés pour chaque étudiant stagiaire pour une durée de deux à six mois.
Et le dernier et non le moindre, l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans en CDD ou CDI donnant accès à une subvention forfaitaire de 2 000 euros dans les conditions où :
- La durée du contrat est supérieure à six mois et correspond à un temps plein ;
- Le jeune embauché a terminé son cycle scolaire ou sa formation professionnelle en 2020 ou 2021.
La santé des étudiants au cœur des préoccupations
Comme susmentionnée, la crise a aussi eu pour impact sur la santé psychologique des étudiants désormais bien nombreux à présenter des signes de détresse si l’on croit l’OVE annonçant que cette situation concerne 46 % des jeunes touchés par la précarité.
Pire encore, l’organisme a fait savoir que faute de moyens, 23 % d’entre eux ont renoncé à la consultation auprès d’un médecin. Ce qui explique le choix de la région Sud à intégrer ce problème au cœur de ses préoccupations si l’on se réfère aux dispositifs allant dans ce sens en notant qu’ils sont assez nombreux, mais deux méritent une attention particulière :
• La réduction de 100 euros sur le paiement de la complémentaire santé ; • La prise en charge des remboursements des consultations psychologiques, grâce au Pass Santé Jeunes.
Concernant le premier point, il serait ainsi utile de préciser que cette aide est accessible auprès de l’HEYME, du MGEN et du LMDE. Quant à la prise en charge, les remboursements sont limités à 6 consultations et ne nécessitent aucun frais à payer à l’avance en précisant que le Pass Santé Jeunes ouvre l’accès auprès des :
- Généralistes ;
- Médecins spécialistes ;
- Psychologues.