
Depuis la fin du monopole bancaire, les établissements traditionnels doivent faire face à la concurrence des fintechs, qui se multiplient et investissent tout le secteur financier, notamment celui du crédit aux PME. Le concept de la banque en kit émerge, permettant aux dirigeants d’entreprise de souscrire chaque service auprès du fournisseur de leur choix.
Les fintechs mieux positionnées pour attirer les PME
L’offre des jeunes pousses s’étoffe à grande vitesse. Le prêt pour entreprise est particulièrement disputé, mais elles sont également nombreuses à proposer des solutions de paiement, des services d’affacturage et des prestations propres aux acteurs historiques. C’est le cas du compte courant ou du placement de trésorerie.
L’essor fulgurant des fintechs repose en premier lieu sur leur flexibilité et leur agilité, les enseignes traditionnelles sont pénalisées par le poids de leur structure, qui comporte plusieurs couches.
Bénéficiant d’une marge de manœuvre réduite, péchant par manque de transparence, ces dernières ont plus de mal à changer de cap. Les PME se tournent ainsi plus naturellement vers les startups.
En outre, le marché évolue vers une organisation en « briques », qui n’impose plus aux clients de prendre les prestations bancaires en pack. Désormais, en prenant un peu de temps, et avec une connaissance précise de leurs exigences, les entrepreneurs peuvent comparer plusieurs options et acheter individuellement les produits pour obtenir les meilleures conditions pour chacun d’eux.
Multiplication des fintechs dans toutes les branches du secteur bancaire
En France, le prêt pour entreprise est très dynamique, avec une demi-douzaine de plateformes en ligne qui mettent en relation les sociétés en quête de financement et les potentiels investisseurs privés.
En matière de crowdlending, Lendix s’impose ainsi comme le leader. De son côté, Ibanfirst offre aux professionnels d’effectuer facilement l’ensemble de leurs transactions financières courantes grâce à un compte en ligne.
Dans le domaine de l’affacturage, qui permet aux PME de transformer leurs créances en liquidités, on retrouve des acteurs tels que Finexkap. Le change de devises pour les entreprises basées en France, au Royaume-Uni et en Espagne existe aussi avec Kantox. Pour sa part, le courtier en ligne Pandat a choisi les produits de placement bancaire.
Enfin, le compte Nickel, déjà disponible chez les buralistes, souhaite s’ouvrir également aux entreprises, mais des freins demeurent, imposant le report de son lancement à 2017 au lieu de 2016.