Accord finances entreprise

Pour simplifier les transmissions de TPE & PME, le médiateur du crédit livre dans son Observatoire les sources de financements disponibles pour les entrepreneurs, assortis de conseils pratiques pour optimiser l’opération. 600 000 entreprises sont potentiellement concernées sur la prochaine décennie.

Multiplicité des sources de financement mobilisables

Depuis sa création en 2009, la médiation œuvre à améliorer les relations entre banques et entreprises, mais aussi à faciliter les reprises. Une partie de son dernier rapport sur le financement de la transmission des TPE & PME est ainsi consacré au sujet.

Selon cet Observatoire, à condition de bien respecter les conditions édictées par les banques, l’accès au crédit bancaire ne pose aucune difficulté particulière. C’est d’ailleurs l’une des principales sources auxquelles recourent les repreneurs, en leur nom propre ou à celui de la holding d’acquisition. Mais en priorité, 80 % des sociétés utilisent l’apport personnel de l’entrepreneur ou l’autofinancement.

Enfin, dans une moindre mesure, ce dernier peut mobiliser le crédit-vendeur, la participation des fournisseurs, les prêts d’honneur, les aides et subventions publiques, le capital-transmission ou le crowdfunding, aussi bien pour le rachat de l’entreprise que le renforcement de ses fonds propres.

Pour les banques, ce type d’opération représente un risque plus élevé du fait du manque de visibilité et des montants importants engagés. Aussi, elles s’intéressent de près au profil du repreneur d’une part, et à la rentabilité potentielle de l’entreprise de l’autre.

Le plan de financement sera ainsi décortiqué pour vérifier l’adéquation du rendement estimé avec le prix d’acquisition envisagé, les capacités de financement du repreneur, notamment son apport, etc.

En outre, pour obtenir un financement d’entreprise sur 7 ans, il devra fournir au moins l’une des garanties suivantes : nantissement du fonds de commerce ou des titres de la société, convention de garantie actif-passif, caution de Bpifrance ou d’un organisme spécialisé ou du dirigeant, assurance emprunteur, etc.

Propositions d’amélioration du financement des transmissions

L’Observatoire déplore néanmoins le manque de statistiques sur le financement de la reprise et recommande la création d’un tableau de bord détaillant les conditions d’accès aux différents types financements selon la typologie des entreprises et des repreneurs et le secteur.

Il insiste également sur l’importance de l’accompagnement d’un spécialiste, du côté des cédants comme des repreneurs. Les premiers pourront mieux valoriser leur entreprise et fixer un prix de cession pertinent. Les seconds présenteront un dossier de financement solide et bien documenté afin de réduire le délai (souvent de plusieurs mois) d’encaissement effectif des fonds.

Plus généralement, un projet d’une telle envergure nécessite une préparation sérieuse, à commencer par une étude de la situation financière de la société à céder et des perspectives de croissance qu’elle offre.