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Pour la France comme d’autres pays, la lutte contre le réchauffement climatique passe aussi par la transition énergétique. D’ailleurs, le gouvernement tricolore ne manque pas d’idées pour accélérer les choses en explorant différentes pistes. Parmi les dernières en date figure le Plan cyclo-logistique annoncé récemment par la ministre de la Transition écologique.

Essentiellement porté par le développement de l’e-commerce, l’essor de la livraison urbaine est désormais incontournable en France. Et il le sera d’autant plus maintenant que le pouvoir public a décidé de lui apporter son aide.

Pour le dire, il suffit de porter un regard sur le Plan cyclo-logistique récemment présenté par le ministère de la Transition écologique qui a fait savoir que telle une assurance professionnelle, l’objectif principal de ce dispositif est de soutenir la filière dans sa croissance. Mais pas seulement puisqu’en parallèle, il vise également à permettre aux acteurs concernés de limiter l’empreinte carbone de leur activité, grâce à l’usage de vélos cargos.

Un plan cyclo-logistique pour accompagner la croissance

Avec une part élevée à 20 % sur l’ensemble des flux de marchandise en ville pour une croissance annuelle de 8 à 10 %, la livraison urbaine est une activité en plein essor qui mérite l’accompagnement de l’État selon Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des transports soulignant que :

Le plan cyclo-logistique constitue une première réponse apportée par le gouvernement à l’essor inédit des livraisons en ville, lié en particulier au développement de l’e-commerce, dans le contexte de l’élaboration d’une stratégie pour la logistique urbaine durable.

Jean-Baptiste Djebbari

À travers ce dispositif financé à hauteur de 12 millions d’euros par le programme de certificats d’économie d’énergie (CEE), l’exécutif s’est donné pour mission de soutenir le système en précisant dans ce sens que dans un premier temps, il entend :

Favoriser l’accélération des activités de livraison à vélo.

Jean-Baptiste Djebbari

Ce, en misant principalement sur l’intégration des vélos cargos dans l’ADN des entreprises en proposant une aide financière étendue sur trois ans pour chaque colis livré en précisant que :

C’est une prime financière dégressive jusqu’à 2 euros par colis pour les 500 000 premiers en année 1, jusqu’à 1,30 euro pour 1,5 million de colis en année 2 et 0,6 euro pour 3 millions de colis en année 3.

Des avantages à la clé

En concentrant leur regard sur le Plan cyclo-logistique du gouvernement, les observateurs s’accordent à dire que des avantages sont à la clé pour les entreprises faisant le choix d’abandonner leur VUL pour se tourner vers le vélo cargo.

À commencer par le fait qu’après trois ans de conversion, elles pourront économiser jusqu’à 8704 euros sur le budget alloué à l’usage d’une voiture de livraison en intégrant l’assurance auto, l’entretient ou le carburant y compris le prix d’achat selon les estimations du site spécialisé Weelz.

De son côté, le gouvernement a aussi fait savoir que l’usage de ce mode de transport contribuera largement à la réduction de l’empreinte carbone des entreprises en faisant savoir que :

Un vélo cargo triporteur possédant une caisse de 1 500 litres émet 85 % de CO2 en moins par rapport à un véhicule thermique ayant une capacité similaire.

Ce, en partant du fait que :

En France, le trafic des véhicules utilitaires légers a augmenté de 57 % depuis 1990, avec des émissions de GES en augmentation de 38 %. À Paris, si le transport de marchandises ne représente que 15 à 20 % du trafic, il représente 25 % du CO2, 35 à 45 % des oxydes d’azote et 45 % des particules fines générés par le trafic routier.