
Après avoir explosé à la suite de la mise en place d’un cadre réglementaire dédié en 2014, le nombre de plateformes de financement participatif en France s’est stabilisé en ce début d’année 2016. Une tendance que les experts traduisent comme l’arrivée à maturité de ce marché.
Fin de la forte progression du nombre de plateformes de financement participatif
En octobre 2014, l’entrée en vigueur de la législation relative au crowdfunding imposait à tous les acteurs du secteur de s’immatriculer auprès de l’Organisme pour le registre des intermédiaires en assurance (ORIAS).
Deux nouveaux statuts spécifiques étaient par ailleurs apparus afin d’améliorer le suivi et le contrôle de ces professionnels. . Celui d’intermédiaires en financements participatifs (IFP) était attribué aux sites travaillant sur le modèle du prêt, tandis que les plateformes proposant des investissements en actions ou obligations exerçaient leur métier sous le statut de conseillers en investissements participatifs (CIP).
Un peu moins de dix-huit mois après l’instauration de cette loi sur le financement participatif, l’ORIAS fait le point sur l’évolution de l’activité.
Stabilisation du nombre de sites depuis fin 2015
Le premier constat est la stabilité de l’offre, puisque la liste des plateformes enregistrées n’a connu quasiment aucune modification depuis la fin de l’année 2015. Le changement est notable, considérant la forte croissance observée entre octobre 2014 et décembre 2015.
Par ailleurs, bon nombre de sites de crowdfunding répertoriés sur les registres de l’ORIAS n’ont jamais été actifs. L’autorité fait ainsi état de 20 plateformes qui n’ont jamais été ouvertes au public ou n’affichent aucun projet sur les 58 inscrites dans la catégorie IFP. Le scénario est le même en ce qui concerne les CIP, puisque sur 31 structures auxquelles l’ORIAS a accordé son agrément, seules 26 exercent effectivement.
Pour les spécialistes, l’état actuel du secteur semble indiquer son arrivée à maturité, et l’offre pourrait même se contracter à terme.
En effet, l’étude d’autres industries émergentes montre qu’une phase de consolidation suit toujours celles de la progression et de la stabilisation. Il ne serait donc pas surprenant d’assister également dans le domaine du financement participatif au rapprochement de certains acteurs afin de consolider leur position par une rationalisation.