
À Paris, le marché immobilier des commerces résiste mieux aux conséquences du covid-19 qu’en province. C’est l’un des enseignements que l’on pourrait retenir des résultats d’une étude traitant le sujet à travers un comparatif de l’offre et de la demande entre la période de janvier et février 2020 et 2021.
En France, l’on s’accorde à dire que le marché immobilier des commerces est particulièrement impacté par les différents épisodes de confinements. Ce qui explique le choix de certains analystes à étudier de près l’évolution de la filière depuis le début de la crise pour avoir une idée plus précise sur la question impactant le local commercial .
Dans ce sens, une comparaison entre l’offre et la demande sur les deux premiers mois de 2020 et de 2021 a permis de découvrir que la crise a bien fait déséquilibrer le système en accordant l’avantage aux mises en vente qui ont pratiquement explosé contrairement aux recherches de commerces. Et dans ce domaine, tout indique que Paris résiste mieux que la province.
Les prix se sont pratiquement effondrés
Dernièrement, des analystes ont étudié de près l’évolution du marché immobilier des commerces dans l’Hexagone depuis l’apparition du coronavirus en concentrant leur regard sur trois objectifs précis :
- Le local commercial à la vente ;
- Le local commercial à la location ;
- Les cessions de fonds de commerce.
L’initiative qui a permis de découvrir que par rapport aux deux premiers mois de l’année dernière, les prix se sont pratiquement effondrés entre janvier et février de 2021 avec un recul à deux chiffres à l’échelle régionale. Dans ce sens, l’on pourrait prendre en exemple le cas de la région Rhône-Alpes où l’on enregistre une chute de :
- 17 % sur les fonds de commerce ;
- 11 % sur les locaux commerciaux à la vente ;
- 7 % sur les locaux commerciaux à la location.
Ainsi, la décadence est bien au rendez-vous un peu partout sur l’ensemble du territoire en notant cependant que dans le lot, Paris a fait figure d’exception en résistant mieux que les autres en affichant une baisse de :
- 8 % en moyenne sur les fonds de commerce ;
- 5 % sur les locaux commerciaux à la vente ;
- 1 % sur les locaux commerciaux à la location.
À un des analystes à la source de ces constats d’ajouter :
Paris concentre le volume de recherches le plus fort de France.
Zoom sur le marché parisien
Enregistrant une baisse moyenne évoluant entre 1 à 8 %, Paris a certes résisté au mieux aux attaques de la crise par rapport aux autres. Et en y regardant de près, les analystes ont découvert que la situation n’est pas aussi rose qu’elle veut laisser croire si l’on tient compte des différents éléments pointant dans ce sens.
À commencer par la chute de la demande constatée dans l’ensemble de la capitale en prenant en exemple les rues commerciales les plus cotées de la rive gauche où cet effondrement a atteint la barre des 45 % à 54 % contre 38 à 39 % pour la rive droite.
Et avec cette baisse, il serait facile de déduire que l’offre a emprunté la voie opposée pour ainsi dire que la crise a bien fait de déséquilibrer le système en forçant les commerçants à cesser leur activité. Du moins, en ce qui concerne la rive droite où le stock de boutiques a progressé de 11 à 32 % contrairement à la rive gauche affichant une diminution de 12 à 28 %. À l’un des auteurs de cette étude d’expliquer la raison de cette disparité :
Sur la Rive droite, davantage de commerçants ont souffert du manque de potentiels touristes consommateurs, dû à la crise sanitaire, alors que les commerces rive gauche ont pu davantage renflouer leur trésorerie lors de la période de réouverture.