
Tout comme les particuliers, les entreprises sont encouragées à opter pour des solutions de mobilité propre dans l’optique où l’adoption de cette pratique permettrait de réduire le taux d’émission de gaz à effet de serre polluant l’atmosphère. Mais une enquête récente a permis de constater que le secteur entrepreneurial a encore du chemin à faire dans ce domaine.
À travers la publication des résultats de leurs enquêtes, Opinion Way et Athlon ont démontré que les chefs d’entreprise sont bien nombreux à prendre conscience de la part de la mobilité propre dans la lutte contre le réchauffement climatique.
La preuve en est que 70% d’entre eux sont prêts à miser sur des solutions plus soucieuses de l’environnement en accordant davantage de place à des modèles électriques ou à des systèmes de covoiturage.
Mais en y regardant de près, ce baromètre a permis de constater que jusqu’ici, c’est l’usage des voitures individuelles à motorisation thermique qui domine le système, alors que l’objectif principal est d’en réduire l’utilisation.
Ce n’est pas la volonté qui manque, mais…
La voiture de société joue un rôle majeur dans le secteur entrepreneurial français en garantissant le déplacement des employés. Et ces dernières années, elle tient également une place prépondérante dans la lutte contre le réchauffement climatique à travers la réduction du taux d’émission de gaz à effet de serre en misant sur des solutions de mobilité propres.
Et dans ce domaine, tout indique que ce n’est pas la volonté qui manque auprès des entreprises si l’on se réfère aux résultats de l’étude initiée par Opinion Way et Athlon sur le sujet. Ceux qui ont démontré que 70 % des dirigeants ont choisi de suivre cette voie en misant sur différentes options comme :
- Le rapprochement des salariés de leurs lieux de travail (53%, en hausse de 2 points) ;
- L’utilisation du système de covoiturage (23%, en baisse de 2 points) ;
- La multimodalité des moyens de déplacement en favorisant les transports en commun et l’usage de vélo (en progression de 8 points).
Concernant ce dernier point, ce baromètre a toutefois précisé que les structures de plus de 500 salariés accordent davantage d’importance aux solutions multimodales puisqu’elles sont en mesure de proposer plus de 5,4 moyens de transport différents si ce niveau est de 3,8 auprès des sociétés de moins de 250 effectifs.
Pareille situation en ce qui concerne la maîtrise des besoins en mobilité des salariés puisque la part des entreprises avec moins d’un employé sur deux qui se déplace s’est élevée à 66% si ce rapport était maintenu à 52% en 2016.
Quant à la sensibilité des entrepreneurs face aux enjeux environnementaux, la situation est tout aussi encourageante puisque :
- Le nombre de ceux qui pensent que ce sujet ne les concerne pas a baissé respectivement de 3 points et de 6 points par rapport en 2016 et en 2013 pour s’établir à 44% des répondants ;
- Le nombre de ceux qui considèrent que la mobilité propre est un sujet d’importance capitale dans la réduction du taux d’émission de CO2 a progressé de 6 points à 79%.
Il ne reste plus qu’à concrétiser
D’après ces données chiffrées, l’on pourrait facilement conclure que le secteur entrepreneurial est disposé à contribuer massivement dans la mise en place des solutions de mobilité propres. Seulement, ce baromètre a aussi permis de constater que ces derniers ont encore du chemin à faire dans la concrétisation de leurs desseins.
Opinion Way et Athlon en donnent la preuve à travers ce baromètre qui a démontré que contrairement à ce que l’on pouvait s’attendre, la part des véhicules individuels a augmenté respectivement de 10 points à 58% et de 8 points à 68% pour ceux qui utilisent leur propre voiture et pour ceux utilisent celle de l’entreprise.
Tout cela, parce que les acteurs concernés éprouvent certaines peines à mettre en place les présumées options de remplacement pour différentes raisons :
- Le coût qui est perçu comme un frein à la mise en œuvre d’une politique de mobilités durables pour 25% des dirigeants ;
- Le développement des infrastructures pour 38% des répondants.
Soit, des entraves majeures pour ces derniers qui sont de plus en plus nombreux (39%) à solliciter l’accompagnement du gouvernement pour les aider financièrement dans l’accomplissement de cette tâche. Une attente que la LOM (loi d’orientation des mobilités) pourrait bien répondre à travers une éventuelle mise en place d’un forfait défiscalisé de 400 euros.